Dimanche 23 novembre 2008
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Moi, Jean Courtioux, militant au Parti Socialiste depuis 1974, suis profondément choqué par la manière
dont s'est déroulé le vote de vendredi soir dans ma Section P.S. de La Teste de Buch, commune au bord du Bassin d'Arcachon, où j'habite. Je vous donne en mille où j'ai du me rendre pour glisser
mon bulletin de vote en faveur de Ségolène Royal.Vous donnez votre langue au(x) tigre(s) ? Vous avez raison, vous ne trouveriez pas.
Je me suis rendu, sur les injonctions du secrétaire adjoint (le titulaire étant aux pâquerettes) au
fond du port ostréicole de notre charmante bourgade (de 25 000 habitants, tout de même), dans une cabane de parqueur (nom que l'on donne aux paysans de la mer) dans laquelle trônait, au milieu
des couteaux à détroquer les huitres et les coquilles vides, un boite en carton sur le couvercle de laquelle était percé un trou rectangulaire qui m'a offert le droit d'exprimer mon opinion en
glissant ce fameux bulletin de vote. Prétexte ? la Municipalité, contraire à nos orientations politiques, n'avait pas trouvé le moyen de nous attribuer, le temps d'une consultation électorale,
une de ses salles municipales.
Y aurait-il en France deux poids, deux mesures qui feraient qu'une élection municipale, législative,
sénatoriale ou présidentielle auraient tous les droits légaux à leur disposition, y compris les lieux - généralement des écoles - le personnel, le matériel, l'urne scellée, le président, ses
assesseurs, un dépouillement selon les règles, avec des observateurs citoyens de la Commune de tous bords, et d'un autre côté, des élections partisanes se déroulant dans le plus grand secret,
avec touts les magouilles possibles dans le cadre du "ça ne me regarde pas" ? Si l'élection de notre Premier Secrétaire National s'est
déroulé de la même manière dans les autres régions, il n'est pas étonnant que nous soyons au bord de la faillite politique. Si tout Parti, de quelle tendance que ce soit, est reconnu par les
instances républicaines et démocratiques, il a droit obligatoirement à tout l'appareil concernant les consultations citoyennes au nom de notre sacro-sainte trilogie : LIBERTE, EGALITE,
FRATERNITE.
Par JEAN COURTIOUX
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Publié dans : LA POLITIQUE
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Jeudi 20 novembre 2008
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Aujourd'hui jeudi 20 novembre 2008, je suis tout proprement scandalisé. Au journal de 13 h. sur A 2, Lise
(bidon) Lucet recevait Ibrahim Maalouf, trompettiste de son état, venu promouvoir son spectacle. Jusque là c'était la promotion habituelle de la Chaîne, promotion souvent bonne conscience pour
petits copains.
Mais après quelques propos tenus par l'un et lautre, j'apprenais que le père d'Ibrahim avait inventé une
trompette capable de nous permettre d'utiliser l'intervalle de "quart de ton", techique improbable sur les instruments à vent de type classique. IL
N'EN EST RIEN. Le musicien à qui l'on doit l'invention de cet instrument est l'un dres plus grands musiciens de jazz, novteur ayant été le trompettiste de Stan Kenton et de George
Russell avant de créer son propre Big Band grâce auquel il a expérimenté cette nouvelle technique européenne avec l'adjonction d'un quatrième piston à son instrument qui n'en comporte
habituellement que trois. ( L'utilisation du "quart de ton" est d'ailleurs issu de l'instrumentarium indien permettant l'utilisation de micro-intervalles autres que le "demi-ton"
européen). Ce musicien particulièrement doué s'appelait DON ELLIS, il est mort très jeune au grand dam des amateurs de jazz. Tout ça se
passait dans les années 70 !
D'autre part, notre Ibrahim Maalouf nous a gratifiés d'un joli thème d'essence arabe avec un tout
aussi joli son sur son instrument, le hic est que ce thème n'avait JAMAIS recours à ce fameux quatrième piston, Je me fais fort de faire
une dictée musicale prouvant mon assertion selon laquelle il n'a jamais eu l'emploi de ce tout aussi fameux "quart de ton".
ALORS, LE BIDON CONTINUERAIT-IL sur nos chaines nationales?
Par JEAN COURTIOUX
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Jeudi 6 novembre 2008
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On a beau dire que la France est dotée d'une institution démocratique, républicaine, laïque, la différence
entre les citoyens de couleur, de race, de religion, de culture sera toujours à l'avantage de la race blanche, bien de chez nous, gauloise à souhait, avec son humour tout aussi gaulois, bien
cul-terreux et satisfaite de sa dite supériorité. Combien de femmes et d'hommes issus de l'immigration, même si celle-ci ne fut pas, comme aux États-Unis, d'origine esclavagiste, ont pu, peuvent
ou pourront un jour accéder aux plus hautes fonctions politiques, même si certains élus peuvent s'enorgueillir d'avoir accès à des responsabilités de gestionnaires territoriaux ? ça n'est pas
parce que l'actuel Président de la République s'entoure d'une garde rapprochée de type oligarchique où siègent des femmes d'origine africaine que, pour autant, l'avenir permettra une évolution
comme celle qu'on vient de vivre de la part des américains. Certes, il y avait dans ce vote, une bonne part de rejet du clan Buch et de ses thuriféraires texans qui l'ont, finalement amené et
maintenu au pouvoir - et quel pouvoir - pendant huit années.
Nous avons la mauvaise habitude de prétendre donner des leçons aux autres Nations mais nous sommes incapables, en bons franco/franchouillards, de faire la différence entre ce qui est bon
ou mauvais, entre ce qui nous plait et nous déplait. On mélange tout, on est parfaitement incultes, on se gargarise de mauvais calembours, de préjugés, de stéréotypes, de clichetons (il suffit de
supporter nos affigeantes publicités télévisées pour s'en convaincre). Nous vivons dans un règne de facilité sans jamais nous remettre en question, particulièrement dans le domaine culturel,
toutes disciplines confondues. Il faut repenser notre position dans le monde actuel, avoir le courage de travailler, d'innover, de comparer ce que font les autres civilisations et d'essayer de
faire du mieux possible, sinon, ON VA DROIT DANS LE MUR.
Par JEAN COURTIOUX
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Samedi 1 novembre 2008
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17:52
S'il y a bien un ministère inutile, c'est celui de la culture parce que la
culture (l'A-KULTUR) est en soi indépendante, souvent contestataire, parfois d'avant-garde au point que le vulgum pecus n'y comprend rien à moins qu'il ne soit snob jusqu'au bout du porte-monnaie
qui fait de lui l'archétype du con...sommateur. Les cultureux de tous poils, à commencer par les responsables officiels se prélassant dans des bureaux dorés ne servent qu'à alimenter un fond de
commerce, quelques copains, parfois agents électoraux ou édiles du bon bord qui profitent de l'assiette au beurre, que celle-ci soit de droite, du centre ou de gauche. La seule place que l'on
puisse donner à la culture se situe d'abord à l'école, de la primaire à la Fac., dans les établissements spécialisés où l'on apprend, moyennant un certain temps qui varie de deux à dix ans,
que pour faire un bon ouvrier, un bon artiste, un bon écrivain, il faut de longs et parfois pénibles efforts ainsi qu'une constance doublée d'une modestie à toute épreuve. Le ministère en
question n'a rien à voir dans cette affaire et c'est pure démagogie que de promouvoir, souvent par le biais des médias télévisuels, des pseudo artistes qui en sont toujours à leurs débuts avec
l'espoir qu'un jour, il obtiendront la célébrité avant même d'avoir appris leur métier; ceci est particulièrement visible dans la musique offerte à tous sans aucune considération. Tout ceci est
fallacieux et l'on devrait, à l'exemple de Ségolène Royal qui prône l'ordre juste, remettre en question nos goûts faciles - nos mauvais
goûts - reprendre depuis le début nos orientations intellectuelles/culturelles. On en a assez de tout ce fatras proposé par des responsables-irresponsables-ignorants-pédants-infatués.
L'ordre juste n'a rien de dictatorial même si certains vieux gagas y retrouvent un période noire de notre histoire; son postulat est de
rétablir un juste équilibre entre les propositions diverses de divertissements sans exclusive mais sans prosélytisme inadéquat, voire coupable.
Par JEAN COURTIOUX
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Jeudi 30 octobre 2008
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16:08
Hier j'évoquais Hélène Grimaud et son grand talent dans l'interprétation idéale du 3° Concerto de Belà Bartok,
oeuvre sublime où le grand musicien sentant sa fin venir, écrivait des pages autant sublimes que recueillies. J'aimerais, aujourd'hui, saluer les performances exeptionnelles de notre grande
pianiste grâce au disque D.G. qu'elle vient d'enregistrer à partir de l'oeuvre de J.S. Bach, indéniablement le plus grand compositeur de toute l'histoire de la musique, même si celle-ci a
considérablement évolué en 250 ans. Mais son évolution lui doit beaucoup, et de tels artistes contemporains nous font revire avec bonheur cette période charnière de la musique. Je remercie Hélène
Grimaud d'avoir eu l'idée de mettre Bach à son répertoire discographique mais également à la probité artistique qui a présidé à cet enregistrement qui fera date, à n'en pas douter.
Par JEAN COURTIOUX
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